Publié le 17 mai 2024

Un diplômé HES n’est pas vu comme un junior à former, mais comme un professionnel pré-intégré, réduisant le risque et le coût pour l’entreprise.

  • L’accent mis sur les projets concrets, les stages et la thèse en entreprise transforme le cursus en une longue période d’essai validée.
  • Le diplômé développe des « soft skills » suisses (culture du consensus, pragmatisme) qui garantissent son intégration culturelle et opérationnelle.

Recommandation : Analysez votre choix d’études non pas sous l’angle « théorie vs pratique », mais « temps de formation vs temps d’intégration sur le marché ».

Le choix entre une université traditionnelle et une Haute École Spécialisée (HES) en Suisse est souvent présenté comme un dilemme entre la passion théorique et le pragmatisme professionnel. Pour de nombreux étudiants, la question est cruciale : quel parcours maximisera mon employabilité à la sortie ? On entend souvent que « l’université forme des penseurs » et « la HES forme des faiseurs ». Cette simplification, bien que parlante, masque la véritable raison pour laquelle les recruteurs suisses affichent une nette préférence pour les profils HES dans de nombreux secteurs.

Du point de vue d’un chasseur de têtes, le recrutement est une gestion du risque. L’enjeu n’est pas seulement de trouver une personne compétente, mais de trouver une personne rapidement opérationnelle et culturellement compatible avec l’écosystème des entreprises suisses, majoritairement composé de PME. C’est ici que le modèle HES révèle sa supériorité stratégique. Il ne s’agit pas simplement d’une formation « pratique » ; c’est un véritable processus de pré-intégration professionnelle. Chaque étape du cursus, du stage à la thèse, est conçue pour transformer un étudiant en une recrue efficace, réduisant drastiquement la courbe d’apprentissage et donc le coût pour son futur employeur.

Cet article décortique, du point de vue du marché du travail, les mécanismes qui font d’un diplôme HES un atout concurrentiel majeur. Nous analyserons comment valider votre admissibilité, les différences de carrière concrètes avec un profil d’École Polytechnique Fédérale (EPF), et comment exploiter les outils uniques du cursus HES pour sécuriser un emploi avant même la remise de votre diplôme.

Pour vous guider à travers les avantages concrets d’un parcours HES, cet article est structuré pour répondre aux questions stratégiques que se pose tout futur étudiant ambitieux. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer directement vers les aspects qui vous intéressent le plus.

Stage pratique ou CFC : comment valider votre admissibilité en HES sans perdre un an ?

L’accès aux HES est conditionné par une expérience pratique. Pour un recruteur, ce prérequis n’est pas une simple formalité administrative ; c’est le premier filtre de compatibilité avec le monde de l’entreprise. Que vous passiez par un Certificat Fédéral de Capacité (CFC) ou une année de stage pratique (souvent appelée « passerelle »), vous démontrez une chose essentielle : votre capacité à évoluer dans un environnement professionnel. Cette expérience initiale est une preuve que vous comprenez les codes de l’entreprise, la gestion des délais et le travail en équipe avant même de commencer votre formation supérieure.

Cette immersion précoce explique en partie pourquoi les diplômés HES sont si recherchés. Ils ne découvrent pas le monde du travail à la fin de leurs études, ils y ont déjà un pied. Le résultat est une employabilité remarquable : selon les données des hautes écoles, près de 96% des personnes diplômées d’une HES trouvent un emploi dans l’année qui suit leur formation. Pour l’étudiant, l’enjeu est donc de ne pas « subir » cette année pratique mais de la transformer en un véritable atout. Il ne s’agit pas de trouver n’importe quel stage, mais celui qui validera vos compétences et commencera à construire votre réseau.

Choisir le bon stage ou la bonne formation en apprentissage est donc la première décision stratégique de votre carrière. Un stage de qualité doit vous offrir un projet concret, un encadrement sérieux et une véritable immersion. C’est un investissement qui conditionne non seulement votre admission, mais aussi la valeur de votre profil à la sortie.

Plan d’action : Évaluer la qualité de votre stage pratique en Suisse

  1. Points de contact : Vérifiez la présence d’un maître de stage formé et officiellement certifié pour garantir la qualité de l’encadrement.
  2. Collecte : Assurez-vous que la mission est définie autour d’un projet concret avec des objectifs et des livrables clairs, et non une simple succession de tâches.
  3. Cohérence : Confirmez que le stage est officiellement reconnu par l’école HES que vous visez, pour éviter toute mauvaise surprise administrative.
  4. Mémorabilité/émotion : Identifiez les opportunités de réseautage interne (rencontres avec d’autres départements, participation à des événements d’entreprise).
  5. Plan d’intégration : Validez que la rémunération et les conditions de travail (horaires, vacances) sont conformes aux standards de la branche en Suisse.

Ingénieur HES ou Ingénieur EPF : quelles différences de poste et de responsabilité sur le terrain ?

La distinction entre un ingénieur diplômé d’une HES et celui d’une École Polytechnique Fédérale (EPF) est une question de positionnement sur le marché. Il ne s’agit pas d’une hiérarchie de valeur, mais de deux profils répondant à des besoins d’entreprise différents. Un recruteur ne cherche pas « le meilleur ingénieur » dans l’absolu, mais celui qui correspond parfaitement au poste. L’ingénieur EPF, fort d’une solide base théorique et scientifique, est souvent destiné à des postes de recherche et développement, de modélisation complexe ou de spécialiste dans les grands groupes internationaux. Sa valeur réside dans sa capacité à innover à un niveau fondamental.

L’ingénieur HES, quant à lui, est formé pour être le pilote de l’application technologique. Son profil est orienté vers la gestion de projet, l’optimisation des processus de production, et l’implémentation de solutions sur le terrain, particulièrement dans le tissu dense des PME industrielles suisses. Son employabilité immédiate est son plus grand atout. Il est capable de prendre rapidement des responsabilités managériales, car son cursus l’a déjà confronté à des problématiques concrètes d’entreprise. Une étude sur les salaires des diplômés HES montre d’ailleurs qu’un tiers des personnes interrogées occupent un poste de cadre moyen ou supérieur, démontrant une progression de carrière rapide.

Deux espaces de travail contrastés montrant un atelier PME et un laboratoire moderne

Cette différence de profil se reflète directement dans les trajectoires de carrière. Alors que le diplômé EPF peut passer plusieurs années en tant que spécialiste avant d’accéder à des fonctions de gestion, le diplômé HES est souvent propulsé chef de projet technique en moins de trois ans. Le tableau suivant illustre ces divergences de parcours typiques.

Comparaison des trajectoires professionnelles HES vs EPF
Critère Ingénieur HES Ingénieur EPF
Premier poste type Chef de projet technique PME Spécialiste R&D multinationale
Salaire médian débutant 75’000-80’000 CHF 71’000-85’000 CHF
Temps avant responsabilités managériales 2-3 ans 3-5 ans
Secteurs privilégiés PME industrielles, horlogerie, medtech Grands groupes, recherche, pharma

Comment utiliser le réseau des anciens HES pour trouver votre premier emploi avant d’être diplômé ?

Le réseau est un mot-clé souvent galvaudé. Dans le contexte HES, il ne s’agit pas d’une vague collection de contacts, mais d’un actif tangible et activable bien avant la fin de vos études. La force du modèle HES réside dans son corps professoral, largement composé de chargés de cours qui sont des professionnels en activité. Ces experts ne sont pas de simples enseignants ; ils sont vos premiers ponts vers le marché du travail. Chaque cours devient une opportunité de vous faire remarquer par un potentiel futur employeur ou mentor.

L’approche d’un chasseur de têtes est proactive : n’attendez pas d’avoir besoin d’un emploi pour construire votre réseau. Votre stratégie doit commencer dès la première année. Identifiez les intervenants travaillant dans vos entreprises cibles. Préparez leurs cours, posez des questions pertinentes qui démontrent votre curiosité et votre compréhension des enjeux de leur secteur. Proposez de réaliser un travail de semestre sur une problématique réelle de leur entreprise. Cette démarche vous positionne non plus comme un simple étudiant, mais comme un futur collaborateur potentiel qui s’investit déjà.

Cette proximité avec le monde professionnel explique les taux de placement exceptionnels. La HES-SO, par exemple, souligne que 95% de ses étudiants trouvent un emploi dans l’année suivant leur diplôme, en grande partie grâce aux liens tissés pendant la formation. La méthode pour transformer ces contacts en opportunités est systématique et demande de l’anticipation.

Méthode pour cibler les chargés de cours dans vos entreprises cibles

Une étudiante en ingénierie mécanique à la HEIG-VD a identifié un chargé de cours externe, cadre dans une entreprise horlogère de la Vallée de Joux. Pendant son cours sur les matériaux, elle a posé des questions pointues sur les nouveaux alliages utilisés dans le secteur. Elle a ensuite proposé un projet de semestre sur l’optimisation de la résistance d’un composant spécifique, en lien direct avec les activités de l’entreprise. Impressionné par son initiative, le chargé de cours l’a mise en contact avec le département R&D pour sa thèse de Bachelor, qui a débouché sur une offre d’embauche six mois avant sa diplomation.

L’erreur de mal traduire votre « Bachelor HES » sur un CV pour l’étranger

Dans un monde globalisé, la mobilité internationale est un atout. Cependant, une erreur fréquente et coûteuse pour les diplômés HES est de mal valoriser leur diplôme sur un CV destiné à un recruteur étranger. Traduire littéralement « Haute École Spécialisée » par « High Specialized School » peut être contre-productif. Ce terme, peu connu hors de l’espace germanophone, peut être perçu comme un diplôme technique de second rang, alors que le Bachelor HES est un titre académique pleinement reconnu.

La stratégie consiste à utiliser une terminologie qui résonne avec le système éducatif du pays cible, tout en conservant la prestigieuse mention d’origine suisse. L’appellation « University of Applied Sciences » (UAS) est la norme internationale la plus reconnue pour désigner les HES. Elle positionne immédiatement votre formation au niveau universitaire, tout en soulignant sa vocation appliquée. Pour un recruteur américain, britannique ou asiatique, cette clarification est essentielle pour évaluer correctement votre niveau d’études.

Bureau avec CV et tampons de validation internationaux en arrière-plan flou

L’enjeu est de ne laisser aucune place à l’ambiguïté. Votre CV doit être un outil de communication parfaitement optimisé. Une mauvaise traduction peut vous faire écarter d’un processus de recrutement avant même d’avoir eu la chance de défendre votre profil. Il est donc crucial d’adapter la désignation de votre diplôme pour chaque marché. Le tableau ci-dessous propose des équivalences recommandées pour maximiser la reconnaissance de votre Bachelor HES à l’international.

Équivalences internationales du Bachelor HES
Pays Équivalent du Bachelor HES Mention recommandée sur CV
Allemagne Fachhochschule Bachelor Bachelor of Science (FH/HES)
France BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) Bachelor HES – Applied Sciences
Royaume-Uni Polytechnic Degree Bachelor (Swiss UAS)
USA Applied Sciences Bachelor B.Sc. from Swiss University of Applied Sciences

Quand commencer votre thèse de Bachelor pour qu’elle serve de tremplin vers une embauche ?

La thèse de Bachelor en HES n’est pas un simple rapport académique ; c’est votre projet pré-embauche. C’est l’occasion ultime de démontrer votre capacité à gérer un projet complexe de A à Z et à livrer des résultats concrets à un partenaire industriel. Pour un recruteur, une thèse réussie en entreprise est la meilleure des garanties : c’est l’équivalent d’une période d’essai de six mois, sans le coût ni le risque associés à une embauche directe. La question n’est donc pas « quand commencer à écrire ? », mais « quand commencer à planifier stratégiquement votre thèse pour qu’elle débouche sur un contrat ? ».

La réponse est : au moins 18 mois avant votre soutenance. Le processus ne commence pas par le choix d’un sujet, mais par l’analyse du marché du travail. Identifiez les entreprises qui vous intéressent et analysez leurs offres d’emploi pour déceler les problématiques récurrentes. C’est en proposant une thèse qui répond à un besoin réel et urgent de l’entreprise que vous transformerez cet exercice académique en une opportunité de carrière. Cette démarche proactive est ce qui distingue un diplômé qui subit sa fin d’études d’un futur professionnel qui la pilote.

Ce positionnement stratégique a un impact direct sur la rémunération. En prouvant votre valeur avant même la signature d’un contrat, vous négociez d’une position de force. Les résultats financiers sont tangibles : selon l’étude nationale HES SUISSE, le salaire médian pour les diplômés HES atteint 112’852 francs par an. Ce chiffre attractif est en grande partie le fruit de cette capacité à être immédiatement rentable pour l’employeur. Le rétroplanning suivant détaille les étapes pour faire de votre thèse un succès professionnel.

Votre feuille de route pratique : Rétroplanning pour une thèse de Bachelor orientée emploi

  1. T-18 mois : Analyser les offres d’emploi dans votre secteur cible et lister les problématiques business ou techniques récurrentes.
  2. T-12 mois : Initier les premières prises de contact informelles avec des managers ou des ingénieurs des entreprises cibles pour discuter de ces problématiques.
  3. T-10 mois : Co-définir un sujet de thèse précis avec un partenaire industriel, en s’assurant qu’il répond à un de leurs besoins actuels.
  4. T-9 mois : Obtenir la validation formelle du sujet par votre école HES, en présentant le projet et l’appui de l’entreprise.
  5. T-6 mois : Débuter officiellement la thèse et communiquer régulièrement sur vos avancées (par exemple, via un post LinkedIn discret) pour montrer votre progression.

Pourquoi la « Matu Pro » est le sésame méconnu qui ouvre les portes des HES et de l’Université ?

Dans le système de formation suisse, la maturité professionnelle est souvent perçue à tort comme une simple alternative à la maturité gymnasiale. En réalité, c’est une passerelle stratégique à double sens, un véritable « sésame » qui offre une flexibilité de carrière inégalée. Pour l’étudiant qui a suivi une formation initiale via un CFC, la « Matu Pro » est la voie royale et la plus cohérente vers les HES. Elle complète une solide expérience pratique par les connaissances théoriques nécessaires pour aborder des études de niveau Bachelor.

Comme le précise le portail de l’orientation suisse, les titulaires d’un CFC correspondant au domaine d’études et d’une maturité professionnelle sont admis directement en HES. Ce parcours crée des profils hybrides extrêmement prisés : des professionnels qui ont non seulement une connaissance intime du terrain grâce à leur apprentissage, mais aussi la capacité d’abstraction et d’analyse développée en HES. Pour un recruteur, c’est le meilleur des deux mondes.

Mais la force de la « Matu Pro » ne s’arrête pas là. Grâce à l’examen complémentaire (la « passerelle Dubs »), elle ouvre également les portes des universités cantonales et des Écoles Polytechniques Fédérales. Un jeune peut donc commencer par un CFC en informatique, obtenir sa maturité professionnelle, puis décider de poursuivre soit en HES pour devenir ingénieur en développement logiciel, soit, via la passerelle, à l’EPFL pour se spécialiser en intelligence artificielle. Cette fluidité permet d’ajuster son parcours en fonction de ses ambitions et de la réalité du marché, sans jamais se retrouver dans une impasse. Le parcours peut être réalisé en 1 an à plein temps ou 2 ans à temps partiel, offrant une grande flexibilité.

Pourquoi la Suisse est devenue la Silicon Valley de l’alimentation végétale ?

L’essor de la Suisse comme hub mondial de l’innovation en alimentation végétale n’est pas un hasard. Il est le résultat direct de l’écosystème unique créé par les HES, qui agissent comme des incubateurs de compétences ultra-spécialisées. Alors que les universités se concentrent sur la recherche fondamentale, les HES développent des filières de niche qui répondent directement aux besoins émergents de l’industrie. Le secteur de la « FoodTech » en est l’exemple parfait.

Cet écosystème s’appuie sur un réseau de HES aux compétences complémentaires. La HES-SO Valais-Wallis est à la pointe en technologie alimentaire, la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (HAFL) à Berne forme les experts en agronomie durable, et la HES-SO Fribourg se spécialise en biotechnologie. Cette concentration de talents et de laboratoires appliqués attire les start-ups comme les géants de l’agroalimentaire, qui trouvent en Suisse un vivier de professionnels immédiatement opérationnels pour développer la prochaine génération d’aliments.

L’un des exemples les plus frappants est celui de Changins, où la HES-SO propose la seule formation en haute école dans le domaine de l’œnologie en Suisse. Ce modèle d’hyper-spécialisation, répliqué dans de nombreux autres domaines, est la force motrice derrière le leadership suisse dans des secteurs de pointe. Pour un étudiant, s’orienter vers l’une de ces filières de niche en HES, c’est s’assurer une place au cœur de l’innovation et une employabilité maximale dans un secteur en pleine expansion.

Les filières HES qui forment les experts de la FoodTech suisse

Un étudiant passionné par la nutrition durable peut construire un parcours d’excellence unique en Suisse. Il pourrait commencer par un Bachelor en Technologie alimentaire à la HES-SO Valais-Wallis pour maîtriser les processus de transformation, puis enchaîner avec un Master en Sciences agronomiques à la HAFL pour comprendre les enjeux de la production. Ce profil double compétence serait immédiatement attractif pour une start-up développant des alternatives à la viande ou pour le département innovation d’un grand groupe alimentaire basé sur l’arc lémanique.

À retenir

  • Le diplôme HES est un processus de pré-intégration qui rend le diplômé immédiatement opérationnel, réduisant le risque pour le recruteur.
  • La thèse de Bachelor doit être vue comme un projet pré-embauche, dont la planification stratégique commence 18 mois avant la soutenance.
  • Au-delà des compétences techniques, les HES cultivent des « soft skills » (culture du consensus, pragmatisme) essentielles à la culture d’entreprise suisse.

Quelles sont les « Soft Skills » invisibles indispensables pour faire carrière en Suisse ?

Sur le marché du travail suisse, à compétence technique égale, ce sont les « soft skills » qui font la différence. Un recruteur ne cherche pas seulement un expert, il cherche un collaborateur qui s’intégrera harmonieusement dans une équipe et qui comprendra la culture d’entreprise locale. C’est sur ce terrain que les diplômés HES possèdent un avantage concurrentiel souvent sous-estimé. Le cursus, par sa structure même, est une machine à développer les savoir-être les plus valorisés en Suisse.

La culture du consensus, par exemple, n’est pas un concept abstrait. Elle est forgée au travers d’innombrables projets de groupe interdisciplinaires où des étudiants de filières différentes doivent collaborer pour livrer un résultat. Le pragmatisme est développé non pas dans des études de cas théoriques, mais en résolvant les problèmes réels d’entreprises partenaires lors des mandats ou de la thèse. L’autonomie et la fiabilité sont testées en conditions réelles durant les stages, où le respect des délais a un impact direct sur un client. Enfin, le plurilinguisme pragmatique (la capacité à collaborer efficacement dans un environnement francophone et germanophone) est une réalité quotidienne dans de nombreuses HES.

Ces compétences ne figurent pas toujours en toutes lettres sur un diplôme, mais elles sont immédiatement perceptibles par un recruteur aguerri lors d’un entretien. Elles sont la garantie que le candidat sera non seulement performant, mais aussi un élément constructif et pérenne pour l’entreprise.

La capacité à travailler en équipe, à résoudre des problèmes concrets, à innover et à s’adapter à un environnement en constante évolution est particulièrement valorisée.

– HES-SO Valais-Wallis, Page officielle Débouchés et emplois

En définitive, choisir une HES, c’est investir dans un bagage de compétences techniques et comportementales parfaitement aligné avec les attentes du marché suisse. C'est ce qui fait de ce diplôme un passeport si efficace pour une carrière réussie.

Pour mettre en pratique ces réflexions, l’étape suivante consiste à analyser les programmes des HES qui vous intéressent non plus seulement pour leurs cours, mais pour les opportunités de projets, de stages et de thèses en entreprise qu’ils proposent. C’est là que se trouve la véritable valeur de votre futur diplôme.

Rédigé par Sarah Keller, Consultante RH senior et experte en stratégies de carrière et formation continue en Suisse. Elle accompagne la reconversion professionnelle et l'employabilité dans un marché du travail en pleine mutation technologique.